La courge

Cucurbita. Toutes les espèces et variétés de ce genre sont originaires des pays chauds.


On cultive la courge à la moelle, la coucourselle ou d'Italie, les courges de Barbarie, de Virginie, de l'Ohio, musquée du Brésil, melonnée de Marseille, noire des Patagons, pleine de Naples, sucrière, les potirons de Corfou, jaune gros, d'Italie, mala mocco de Naples, gros vert d'Espagne, les giraumonts bonnet de turc ou turban, vert d'Espagne noix coco, artichaut d'Espagne jaune et panaché vert ou artichaut de Jérusalem, etc., etc., etc. Il leur faut à toutes de la chaleur, de l'humidité et un sol sain, bien amendé. On sème sur couche et sous cloches, en mars, les graines dans de petits pots remplis de terreau. On les dépote pendant la première quinzaine de mai, pour les mettre en place en pleine terre, si le terrain est propice et à bonne exposition, ou dans de petites fosses profondes de 33 cm, et remplies d'une couche de fumier chargée de quelques centimètres de terreau. Ces fosses ont 50 cm 2. On sème encore sur place pendant la première quinzaine de mai, sur des fosses pareilles, deux ou trois graines, pour ne laisser, après le levée, que le pied le mieux venant. Le plus souvent, on abandonne les courges à la nature, sauf les arrosements qui doivent être copieux. Cependant, quelques jardiniers coupent la première tige des potirons au-dessus de la troisième feuille pour obtenir autant de bras. Ils laissent deux fruits sur un même pied, excepté quand ils veulent les obtenir très gros, alors un seul est maintenu. Lorsque le fruit est noué, on arrête la branche qui le porte, en supprimant son sommet à deux feuilles en dessus. On laisse plus de fruits sur les petites variétés, comme artichauts de Jérusalem.