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Jardin : le jardinier pratique > Le jardin d'agrément > La culture des plantes
La culture des plantesDans le chapitre suivant, les modes de culture des plantes sont indiqués par un lien vers le procédé de la présente page.
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A. Plantes annuelles. On conçoit que les plantes annuelles dont la vie se borne à une année, ne peuvent pas être multipliées autrement que par le semis de leurs graines. Nous ferons remarquer qu'il y a plusieurs plantes vivaces que l'on traite comme plantes annuelles et auxquelles ce que nous allons dire convient également. Semis. 1. Au mois de mars, dans une planche de jardin, ou à la place spéciale destinée à la plante, et après avoir pris soin d'ameublir le terrain et de l'approprier à l'espèce, on sème les graines à une profondeur plus ou moins grande, selon qu'elles sont plus ou moins fines : c'est-à-dire qu'on ne recouvre qu'à peine celles d'une grande finesse, et davantage celles d'une certaine grosseur. On sème à la main ou en ligne ; on terreaute plus ou moins légèrement, et on entretient l'humidité, favorable à tous les semis en général, par les bassinages renouvelés plus ou moins fréquemment en raison de la nature du sol et de l'état de la température. 2. on sème de même en avril les plantes qui seraient trop tôt de confier à la terre dans le mois précédent, et on les couvre d'un paillis. 3. On fait la même opération en mai pour celles qui exigent cette époque. 4. Il arrive souvent que, pour avoir à garnir des plates-bandes, massifs, etc., on ait besoins de plantes prêtes à fleurir ; c'est pourquoi on sème, en pépinière, pour répondre à cette nécessité. Ce semis se fait aux époques précédentes. 5. On sème sur couche en mars et plus tard les plantes annuelles que l'on veut avancer. La couche ne doit pas avoir une chaleur excédant 20 degrés centigrades. Ce semis peut se faire en petits pots, en terrines ou sur la terre même de la couche qu'il faut aussi approprier à la nature des espèces. Du reste, l'opération est semblable à celle n° 1. Il est bien entendu que la couche doit être entourée de coffres et couverte de châssis, que selon les nécessités de la température, on charge de paillassons pour n'y pas laisser pénétrer la gelée, et qu'on soulève et découvre aussi souvent qu'on le peut, pour donner de l'air et de la lumière au jeune plant. 6. Le semis 4 peut être fait en septembre, pour les plantes annuelles rustiques, lorsqu'on veut avoir au printemps du jeune plant à mettre en place et capable de fleurir plus tôt. Il faut alors avoir la précaution de couvrir avec des paillassons pendant les grands froids pour que les élèves ne soient pas victimes. 7. Le semis précédent peut se faire en pots ou en terrines que l'on rentre en orangeries ou que l'on place sous châssis froid, pendant l'hiver, pour les plantes qui auraient à en souffrir. Tous les semis doivent être sarclés pour les nettoyer des mauvaises herbes, et éclaircis quand il en est besoin. On peut repiquer les plants éclaircis en le faisant immédiatement ; cependant, tous ne reprennent pas. 8. Repiquage. Il est important dans les semis trop drus, soit en pépinière, soit sur couche ou en terrines, de ne pas laisser étioler les plants. Il faut les repiquer assez jeunes, ce qui les fortifie et leur fait prendre plus de chevelu. 9. En pépinière. Par cette raison, si, lorsque le repiquage est devenu nécessaire, on n'avait pas toujours à sa disposition les places où l'on puisse mettre le plant à demeure, on repique en pépinière, en espaçant en proportion du volume probable que doit prendre l'espèce pour qu'elle puisse y rester jusqu'au moment de son emploi. Le repiquage se fait avantageusement en terre plus substantielle que celle du semis. On repique à nu les plantes peu délicates mais il vaut toujours mieux lever le plant en motte. Le repiquage du printemps se fait à la main ou au doigt ; en toute autre saison, ou quand la terre n'est pas trop humide, on peut repiquer au plantoir. 10. On peut souvent repiquer en place, surtout pour les semis du printemps. 11. Les plants semés sur couche sont presque toujours repiqués sur une autre couche à nu, en terrines ou en pots, quand le temps est encore trop rigoureux pour l'espèce. 12. les plants semés d'automne peuvent être repiqués en pleine terre quand ils sont rustiques, sinon en pots ou en terrines pour être abrités des froids de l'hiver. Tous les repiquages se font de préférence par un temps doux et couvert. On arrose chaque plant au pied, en y versant de l'eau proportionnellement à sa force, avec un arrosoir à bec. B. Plantes bisannuelles et trisannuelles. 13. La multiplication et la culture des plantes bisannuelles et trisannuelles sont semblables à celles des plantes qui précèdent : seulement le repiquage est plus important et la mise en place ne doit avoir lieu qu'à l'automne qu précède l'année de la floraison. 14. Il y a quelques plantes bisannuelles et trisannuelles qu'on a essayé de multiplier par la greffe, et on a réussi dans plusieurs circonstances, la rose trémière en est un exemple. On greffe en fente sur le collet des simples, les variétés qui se reproduisent pas identique de semis. C. Plantes vivaces. Les plantes vivaces sont de plusieurs sortes : les plantes bulbeuses les plantes tuberculeuses et les plantes herbacées. Les plates bulbeuses sont celles dont les racines sont surmontées d'un bulbe ou oignon comme le lis, les narcisses, les jacinthes, les tulipes etc. Les bulbes ont un corps tendre, succulent, et toujours recouvert par des tuniques plus ou moins épaisses ou nombreuses. Ils sont terminés par un bourrelet circulaire d'où partent les racines fibreuses. C'est entre ces tuniques que s'élèvent les feuilles et les hampes florales, et que se forment les caïeux qui reproduisent identiquement l'oignon. 15. Le plus grand nombre des plates bulbeuses aiment une terre légère, amendée avec du terreau végétal. Le terreau animal ne doit être employé que dans un état de décomposition assez avancé, pour qu'il ne soit plus qu'une sorte d'humus presque pur. L'humidité leur est préjudiciable et les fait pourrir lorsqu'elle est persistante. D'où résulte le soin de planter moins profondément les oignons en terre un peu forte qu'en terre légère. Les arrosements doivent être modérés, à moins que la chaleur ne soit excessive et que les plantes ne jaunissent, mais à l'approche de la floraison il faut arroser abondamment. On plante les oignons des plantes faites, plus ou moins profondément, selon leur grosseur ; il y a moins d'inconvénient en plus qu'en moins, surtout dans les terres légères ; ils sont mieux à l'abri de la gelée. Après la floraison, les feuilles et hampes ne tardent pas à se dessécher. 16. Lorsqu'on arrache les oignons, il faut le faire avec la plus grande précaution pour ne pas les blesser. On en sépare les caïeux qui servent à la reproduction, et qu'on plante comme les oignons faits, mais en terre encore plus légère. Ce n‘est guère qu'après quatre ans, que, grossis suffisamment, ils donnent leurs fleurs. 17. Il y a des oignons à fleurs qu'il faut arracher après la dessiccation des tiges qui suit la floraison pour ne les remettre en terre que de la fin octobre à la mi-novembre. 18. Il en est d'autres qu'on tient constamment en terre et que l'on ne relève que tous les trois ou quatre ans, pour en détacher les caïeux, renouveler la terre des planches, et jeter les oignons détériorés. Ceux-là doivent être marqués par un piquet ou une étiquette pour reconnaître leur place, qui deviendrait invisible par suite de la destruction des feuilles. 19. Il y a aussi des plantes bulbeuses qui forment aux aisselles de leurs feuilles de petits bulbes que l'on nomme bulbilles. Elles peuvent servir à leur multiplication, en les plantant comme les caIeux. Elles se comportent de même. 20. Le semis des plantes oignons est peu pratiqué ; il est d'ailleurs soumis aux mêmes procédés que ceux indiqués de 1 à 12. 21. les plantes tubéreuses ou tuberculeuses sont celles dont la racine forme un corps solide, épais, charnu, ordinairement arrondi et garni de petites protubérances d'où partent des racines fibreuses ou filiformes. Elles n'ont point de tuniques. Nous ne rechercherons point, avec les botanistes, si la pomme de terre est une tige souterraine ou un tubercule, nous nous en tenons à la définition que nous venons de donner. 22. En général, les plantes tubéreuses veulent comme les bulbeuses une terre légère très perméable à l'eau dont l'excès leur est nuisible. Elles se multiplient par leurs tubercules dont plusieurs peuvent être divisés, pour la plantation, en autant de portions qu'il y a d'yeux. On plante dans des trous plus ou moins grands et profonds, selon leur grosseur. Les tubercules mis en terre augmentent de volume et donnent naissance à d'autres tubercules qui servent à la multiplication. Dans quelques espèces, le tubercules est mis en terre, après avoir formé de nouveaux tubercules, n'est plus qu'une masse desséchée et sans vie. 23. Parmi les plantes tubéreuses, il en est dont les tubercules peuvent rester plusieurs mois hors de terre, sans perdre leurs facultés germinatives. Il en est aussi qui perdent leurs feuilles après la floraison et qu'il est également, bon de marquer pour en connaître la place, lorsqu'on les y laisse. 24. Les plantes vivaces herbacées sont celles qui ont les racines fibreuses, c'est-à-dire composées d'un grand nombre de jets longs, menus, filiformes et souvent ramifiés, partant toutes d'un centre commun qu'on a nommé collet et duquel s'élèvent à l'air les tiges ou feuilles. Parmi les plantes herbacées, les unes perdent leurs tiges, qui repercent, au printemps suivant, du collet des racines. D'autres les conservent, et parmi elles, il en est qui deviennent sous ligneuses, c'est-à-dire dont quelques parties, surtout les plus inférieures prennent une consistance presque aussi solide que celle du bois. Beaucoup de plantes vivaces passent l'hiver sans couvertures. 25. Quelques-unes ont indispensablement besoin de ce secours. 26. Les plantes vivaces herbacées se multiplient par la séparation ou l'éclat de leurs racines qui poussent une foule d'yeux ou de turions. Cette opération se fait par déchirements ou par amputation. Il importe que chaque partie destinée à la multiplication conserve au moins un œil. Les époques où on agit ainsi sont le printemps et l'automne. 27. Le même procédé est employé pour celles qui conservent leurs tiges ou leurs feuilles, et la séparation des touffes a lieu comme pour les racines. 28. Il y a des plantes produisant des pousses horizontales qui rampent sur terre et s'y attachent de distance en distance par des racines qui sortent de leurs articulations, et que surmontent un ou plusieurs bourgeons. Ceux-ci, séparés et replantés, reproduisent identiquement les tiges ; on les nomme coulants, traces ou stolons. 29. Les plantes vivaces herbacées peuvent se multiplier de marcottes. C'est le meilleur procédé pour la conservation des belles variétés de l'œillet des fleuristes. La marcotte la plus simple se pratique ainsi : on couche en terre à 6 ou 8 cm de profondeur une branche prise sur une plante dont on ne la détache pas ; on la fixe par un crochet en bois après avoir eu soin d'effeuiller la partie enterrée, et on la couvre de terre. Elle s'enracine au bout d'un certain temps, après quoi on la sèvre, et on la met en place. 30. On active le développement des racines, en serrant, sur la partie enterrée, l'écorce au-dessous et près d'un œil ou nœud, avec un fil de fer, de lin, ou tout autre. On nomme cette méthode marcotte par strangulation. 31. La marcotte par torsion se fait en tordant la partie qu'on enterre. 32. Celle par incision consiste à fendre la branche dans son milieu au-dessous d'un nœud, et à maintenir la fente ent'ouverte à l'aide d'un corps étranger. 33. Celle par incision avec talon, qui s'applique plus spécialement aux œillets, se fait en coupant transversalement la moitié du diamètre du sujet, puis, en retournant la lame de l'instrument, on le fend par son milieu, sur sa longueur, en prolongeant la fente jusque près d'un nœud ; la courbure que subit la branche enterrée maintient l'écartement du talon. Le marcottage des précieuses variétés d'œillets se fait dans de petits cornets de plomb très mince dont on entoure la branche incisée, et que l'on maintien suspendu à l'aide d'un camion qui est piqué dans la branche au-dessous de l'incision. On les remplit de terre qu'on a soin de tenir constamment humide. Le marcottage se fait à la fin de juillet après floraison, et les marcottes sont bonnes à sevrer au premier octobre. 34. La bouture est encore un moyen de multiplication pour quelques plantes vivaces, tubéreuses et herbacées ; mais c'est une opération délicate pour quelques-unes, et que font seuls les jardiniers de profession. 35. il en est de même de la greffe. La plupart des plantes herbacées se multipliant facilement par l'éclat des racines et des touffes, et les plantes tubéreuses par leurs tubercules, ce sont les moyens que nous conseillons aux amateurs. 36. toutes les plantes vivaces peuvent être multipliées par le semis de leurs graines, pour celles au moins qui en donnent sous notre climat. Cette opération se pratique à leur égard par les divers moyens du n° 1 à 12. Il en est de même pour les plantes vivaces herbacées que l'on cultive comme plantes annuelles. D. Végétaux ligneux. 37. Les arbres et arbrisseaux d'ornement en pleine terre peuvent être rangés en deux grandes divisions, ceux à feuilles caduques et ceux à feuilles persistantes. Les uns et les autres peuvent être multipliés par le semis, mais indépendamment que ce mode a des résultats fort lents, qu'il ne peut d'ailleurs s'appliquer qu'aux espèces qui se reproduisent identiques, ou être employé à la recherche de nouvelles variétés, nous regardons ce travail comme spécialement dans les attributions des pépiniéristes, et nous ne nous trompons pas, en conseillant aux amateurs de jardins d'acheter ces sortes de végétaux, tout venus, et à l'âge qui promet des jouissances immédiates. Nous ne nous en occuperons donc pas, non plus que des repiquages et transplantations. : Les végétaux ligneux peuvent être multipliés : 38. Par la greffe en écussons, 39. Par la greffe en fente, 40. Par la greffe en couronne, 41. Par la greffe en flûte, 42. Par la greffe en anneau, 43. Par la greffe en approche, 44. Par la greffe en fente de côté, 45. Par la greffe en approche herbacée. Celle-ci consiste à pratiquer l'opération sur des bourgeons encore herbacés au lieu de la faire sur des parties ligneuses. Elle est avantageuse pour les espèces à écorce mince dont la coupe présente peu de tissu cellulaire aux points de contact, parce qu'ici toutes les parties qui se joignent étant herbacées, la soudure a lieu sur toute la surface. L'opération est la même que le n° 39 et les bourgeons doivent être aux deux tiers de leur développement. 46. Par la greffe en fente herbacée. On opère comme dans la précédente sur les bourgeons parvenus aux deux tiers de leur développement. Quand il s'agit d'arbres résineux, on coupe sur le sujet de bourgeon terminal qu'on veut remplacer à deux ou trois centimètres du point où il cesse d'être herbacé pour devenir ligneux, on effeuille sur une longueur d'environ six ou sept centimètres, en laissant toutefois à son sommet, tronqué horizontalement, un petit bouquet de feuilles pour y appeler la sève. On fend alors l'aire de la coupe par son milieu, et on y insère la base taillée en coin du bourgeon-greffe. Celui-ci est effeuillé vers le bas, et doit être d'un diamètre égal, au plus, à celui du sujet, et pénétrer suffisamment dans la fente pour qu'il ne reste en dehors aucune portion privée d'écorce. On ligature de haut en bas avec de la laine, et si l'espèce est délicate on l'enveloppe de papier. On casse ensuite l'extrémité supérieure de tous les bourgeons qui peuvent avoisiner la flèche qu'on vient de remplacer. 47. Quand il s'agit d'arbres ou arbustes non résineux, on attend le moment du printemps où le bourgeon terminal du sujet qu'on veut greffer est dans un état de végétation convenable ; on coupe à deux centimètres au-dessus d'une feuille, le sommet du bourgeon qui la porte et qui est encore herbacé. On fend ce sommet par une section perpendiculaire et égale qui se prolonge à 1,5 cm au dessous de la feuille et on la laisse d'un côté ; on insère l'extrémité inférieure taillée en coin du bourgeon-greffe encore herbacé. Celui-ci est muni d'un œil et de la feuille qui l'accompagne, laquelle, la greffe posée, doit être à la même hauteur que celle du sujet. On ligature de même avec de la laine. Quelques jours après, on supprime le limbe des deux ou trois feuilles du sujet les plus rapprochées de la greffe et au-dessous d'elle. On a soin d'éborgner les yeux qu'elles peuvent avoir à leur base et de surveiller pour qu'il ne s'en développe pas de nouveaux. On éborgne en même temps les yeux qui peuvent exister à la base ou à l'insertion de la feuille d'appel. Enfin, vingt jours après la greffe, on coupe le limbe de cette même feuille dont on ne conserve que le pétiole. Ces diverses suppressions forcent la sève à se porter vers la greffe qui commence à végéter un mois environ après l'opération. On la délie alors, on l'abandonne à elle-même, et lorsqu'elle a pris assez de force on supprime l'onglet. 48. Par la greffe en placage, on enlève sur le sujet par deux entailles obliques la moitié de son diamètre. On coupe sur le rameau-greffe, d'un volume égal, une espèce d'écusson de même épaisseur et muni d'un œil. On le taille de façon à ce que le côté garni d'écorce soit plu court que le côté opposé, et de manière à remplir exactement l'entaille oblique du sujet ; on l'y insère en le présentant de côté, et on lute avec de la cire à greffer sans ligature. 49. Les végétaux ligneux se multiplient encore par marcottes. 50. Par la marcotte simple, 51. Par la marcotte avec strangulation, 52. Par la marcotte avec torsion, 53. Par la marcotte avec incision, 54. Par la marcotte avec incision et talon, 55. Par marcottes de racines. Quelques espèces d'arbres ont les racines longues, traçantes et peu profondes. Elles développent quelquefois des bourgeons, soit qu'elles végètent trop près de la surface du sol, soit que, blessées par les instruments de labour, il se forme quelques plaies d'où il s'en élève. En séparant du pied mère la portion de racines qui porte ces bourgeons on obtient de nouveaux individus. 56. Par la marcotte en cépée. 57. Par la marcotte chinoise, qui consiste à coucher avant l'ascension de la sève, autour d'un pied-mère, une partie de ses branches, ou toutes même avec leurs rameaux, qu'on assujettit avec des piquets. Pendant la végétation chacun des boutons se développe en bourgeon dont on entoure la base avec un peu de terre, ce qui, joint aux arrosements nécessaires, excite la formation des racines ; et l'on peut ainsi obtenir autant de nouveaux individus qu'il y a de bourgeons enracinés, qu'il suffit de séparer et de replanter. 58. Par la marcotte en l'air. Elle s'emploie particulièrement pour les arbres ou arbrisseaux dépourvus de branches inférieures qu'on puisse coucher. Il s'agit de faire passer dans un vase approprié et soutenu à la hauteur convenable, par le moyen le plus commode, une des ramifications supérieures qu'il faut toujours inciser dans la partie qui traverse la terre du vase, au-dessous duquel on la coupe après l'enracinement. 59. La bouture, est encore un moyen de multiplication. 60. Par la bouture à l'air libre. Il faut choisir une terre, toujours plus légère que celle dans laquelle vit le végétal adulte. Les boutures doivent être abritées et tenues constamment humides ; on leur donne suivant les cas, de 10 à 25 cm de longueur, On fait ces boutures avec des rameaux suffisamment aoûtés. Il faut toujours maintenir deux yeux hors de terre. Leur appel est nécessaire pour solliciter de la coupe inférieure l'émission de mamelons d'où se développent les racines. On les plante au plantoir, de février en avril, dans un lieu abrité. On paille après la plantation. 61. On fait des boutures avec des tronçons de racines plantés perpendiculairement le gros bout en haut et à fleur de terre. Les mêmes soins sont nécessaires. 62. Les boutures de rameaux et de racines de plantes plus délicates, doivent être faites en terre de bruyère, sous cloche, afin de les étouffer et de rendre plus lente la végétation des bourgeons, pour que les racines aient le temps de se former. Il est beaucoup de végétaux d'orangerie et de serre dont il faut faire les boutures sur couche tiède, sous châssis et sous cloche. 63. Enfin, il y a des arbres et arbrisseaux qui produisent, à leur pied des rejetons ou drageons. Ils peuvent servir à les multiplier en les levant avec une portion de racines. Accès rubriques principales : Généralités sur le jardin |
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