Le haricot commun

Phaseolus vulgaris ; de l’Inde


Terre légère, meuble, et qui ne saurait être trop fumée avec des engrais consommés. Semis en touffes ou en rayons, au 15 de mai, pour cueillir en sec, et jusqu’en juillet pour manger en vert ; quinze jours ou trois semaines plus tard dans les terres fortes, où le semis en rayons est préférable ; mais dans les terres légères, celui en touffes donne plus d’ombre. On recouvre les graines de 3 cm de terre ; lorsqu’elles sont levées, ce qui arrive quinze jours environ après le semis, on bine et on butte un peu, puis un second binage et buttage sont donnés un mois après. On rame ensuite les variétés qui en ont besoin. On en récolte en vert les gousses à mesure qu’elles atteignent le point désiré. Pour ceux qu’on veut avoir en sec, on arrache en octobre, les pieds qu’on réunit en bottes et que l’on suspend dans un grenier. On cultive un grand nombre de variété parmi lesquelles nous citerons les suivantes : haricots à rames ; avec parchemin : de Soissons vrai, d’Espagne, Lafayette, riz et sabre ; sans parchemin : Beurre de Riga, dit haricot d’Alger, du Cap, de Prague à la reine, de Prague rouge, princesse, Sophie, prédome, haricots nains, avec parchemin : Bagnolet gris très hâtifs à longues cosses de Soissons, flageolet blanc, de Hollande ou hâtif de Laon, sabre, suisse et Pelletier ; sans parchemin : de Prague dit Baudin, du Canada, prédome, princesse, rouge très hâtif.