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Le pêcherLe pêcher, amygdalus persica, originaire de la Perse, ne se cultive avec avantage qu'en espalier.
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On le greffe sur l'amandier à coque dure et amande douce, et les pruniers de Saint-Julien, Damas noir et myrobolan. La greffe sur franc et sur abricotier n'a pas donné de résultats avantageux. La greffe qu'on emploie est celle en écusson. L'amandier veut une terre douce, profonde, substantielle, plus légère que forte ; le prunier est préférable dans les terrains peu profonds ou humides. Il faut pour cet arbre, plus encore que pour le poirier, se rendre compte de la manière dont à lieu la végétation. Il ouvre au printemps tous ses yeux ou boutons. Les fleurs paraissent souvent avant les feuilles. Il végète sans interruption jusqu'à l'approche du froid, et moins tard pour les espèces hâtives. De mai en août il se forme, dans l'aisselle des feuilles, des yeux ou boutons qui sont très apparents lorsqu'elles tombent. La plus grande partie reste stationnaire jusqu'au printemps, quelques-uns s'ouvrent et donnent naissance à des productions qu'on appelle faux bourgeons. L'œil à bois est petit, brun, couvert d'écailles imbriquées, pointu, en cône, ou un peu aplati quand il est axillaire. Le bouton à fleur est de même écailleux et de forme plus arrondie. Il ne peut être produit que par du bois d'un an, caractère fort important pour la taille des branches à fruits. Il y a des yeux simples et triples. Les bourgeons sont le développement d'un œil ; les rameaux, le second âge du bourgeon ; eux seuls portent des fruits et cessent de produire lorsqu'ils son branches. Le rameau, dans son état normal, est terminé par un œil à bois, et a dans sa longueur des yeux latéraux axillaires et des boutons à fleurs. Dans le pêcher, plus que dans aucun autre arbre fruitier, la sève tendant constamment à s'élever dans les sommets, afflue davantage dans l'œil terminal et successivement dans ceux qui sont ses plus près voisins. D'où il suit que dans les rameaux allongés les yeux de leur base, trop éloignés du terminal, sont susceptibles de s'éteindre. De là, la nécessité de la taille qui s'opère toujours sur les rameaux. Lorsqu'il s'agit uniquement du prolongement d'une branche dans la direction qu'elle suit, on coupe son rameau terminal au-dessus d'un œil latéral placé en dessous dont le développement produit le bourgeon qui donne le résultat désiré. Mais lorsqu'il faut à la fois, en constituant la charpente d'un arbre, pourvoir au prolongement d'une branche et former sur elle une branche en dessous, on taille sur un œil latéral placé devant ou dessus et suivi immédiatement d'un œil en dessous, destiné à former le membre secondaire. Bien que ce dernier étant le plus rapproché de l'œil rendu terminal, soit par cette raison le plus favorisé après lui par l'affluence de la sève, sa croissance a besoin d'être protégée contre la supériorité du premier par les moyens d'équilibrer la sève que nous avons indiqué plus haut. La formation d'un membre supérieur ne présente aucune difficulté, il ne s'agit que de tailler, pour la prolonger, celle des productions fruitières, qui abondent dans cette partie, la mieux placées pour l'objet qu'on se propose. Comme la taille du pêcher en espalier est la seule dont nous ayons à nous occuper, et que dans ce cas les branches qui composent la charpente ont presque toujours leur parallèle, la taille des unes doit être en rapport précis avec celle des autres. On les taille donc selon leur force et l'état général de l'arbre. L'allongement d'une branche faible et le raccourcissement de sa parallèle plus forte, sont un très bon moyen de rétablir l'égalité d'entres elles ; mais l'allongement ne doit jamais être tel qu'il puisse faire éteindre les yeux de la base du rameau, pas plus que le raccourcissement provoquer l'ouverture en faux bourgeons des yeux qu'on lui laisse. Nous avons dit qu'on formait les membres secondaires dans les dessus des branches mères en choisissant une couronne bien placée, et qui sera d'autant plus convenable qu'elle aura reçu plus de tailles. On supprime la branche qui y appelle davantage la sève, rend leur taille plus difficile et nécessite une surveillance continuelle. Dès qu'on peut attacher le bourgeon terminal, on le palisse sévèrement et on modère sa croissance autant qu'on le peut par un pincement raisonné. On les prolonge toujours aux tailles suivantes, en taillant sur un œil de devant qui dissimule mieux la coupe ; mais comme il arrive souvent que leurs yeux s'ouvrent en faux bourgeons, on peut employer l‘un deux devenu alors faux rameau ; on coupe la branche au-dessus de lui, on le taille lui-même sur un œil de devant, et on palisse convenablement. Quelquefois même on est forcé de rabattre ces branches sur le vieux bois et d'y choisir, pour les prolonger, une production qu'on redresse et qu'on taille convenablement à son tour. Nous avons dit qu'il y avait des yeux triples. Ils se trouvent le plus ordinairement au sommet des rameaux supérieurs. Si on taille sur eux, on en supprime d'eux, n'ayant besoin que d'un bourgeon de prolongement, et, selon le cas, on choisit le plus faible ou le plus fort, qui ordinairement est celui du milieu. D'autres fois on en conserve deux, sauf, s'ils poussent tous deux, à supprimer le moins bien venant par l'ébourgeonnement à œil poussant. Les principes que nous venons d'exposer sommairement sont ceux professés par M. Alexis Lepère, de Montreuil, qui a fait faire à la taille du pêcher des progrès tel qu'elle est devenue sous sa main habile un art méthodique auquel la nature cède. Aussi, sur la demande unanime des deux Sociétés d'horticulture de Paris, M. le ministre de l'agriculture lui a décerné une magnifique médaille d'or, juste récompense de ses travaux et de la formation des plus beaux pêchers qu'on ait encore vus. Nous continuerons donc à nous conformer à son enseignement pour décrire aussi succinctement que possible la taille des branches à fruits. Elles sont de 4 sortes. La 1ère ou branche chiffonne et à boutons simples, elle existe le plus souvent dans les dessous, et pourvu qu'elle ait à sa base un oeil, elle est normalement constituée. La seconde sorte a les yeux doubles, c'est-à-dire un à bois et un à fleurs. La troisième les a triples, deux à fleurs et un à bois entre eux deux. Elles sont l'une et l'autre très favorablement organisées ; la quatrième enfin, dite branche à bouquet ou bouquet de mai, est analogue à la lambourde du poirier ; sa longueur n'excède jamais 8 cm au plus ; elle est couronnée par un bouquet de quatre fleurs au moins au milieu desquelles se trouvent presque toujours un œil à bois. On avait toujours prétendu que tout bouton à fleurs non accompagné d'un œil à bois ne pouvait amener son fruit à maturité. M. Lepère a prouvé d'une manière irrécusable que non seulement la fructification et la maturité s'effectuaient parfaitement dans ce cas, mais encore que bien qu'une branche à fruits fût dépourvue d'un oeil terminal ou de pousse, elle n'en produisait pas moins de beaux et bons fruits. Il a démontré encore que dans un pêcher où la sève est habilement concentrée par l'ébourgeonnement à la pousse, et le pincement, on pouvait par une taille courte faire percer des yeux sur le vieux bois, ce qui jusqu'alors avait été obstinément nié. Le fruit ne peut être produit que par du bois d'un an. Il faut donc avoir soin d'en entretenir constamment sur les branches fruitières, et c'est ce qui constitue le remplacement. Il est applicable au trois premières sortes constituées comme nous l'avons dit. La 4ème exige un traitement particulier. Remplacement. – Tout bourgeon qui se développe sur le rameau de prolongement d'une branche doit être converti en petites branches ou branches fruitières. On le laisse pousser pendant l'année de sa formation en veillant à sa bonne conformation selon la place qu'il occupe. Le pincement est le moyen par lequel on modère sa croissance, de façon à entretenir vivants les yeux les plus rapprochés de son talon, et à lui laisser assez de longueur pour, autant que possible, qu'il ne s'ouvre point de faux bourgeons. A la fin de l'été, il est garni d'yeux seulement, ou d'yeux et de boutons à fleurs. Dans le premier cas on le taille sur le 3ème œil destiné à le prolonger, tandis que les deux autres fourniront l'année suivante le rameau de remplacement. Dans le second cas, on taille le bourgeon devenu rameau, sur un œil de pousse, au-dessous duquel on laisse deux ou trois boutons à fleurs. Si, ce qui arrive souvent dans les dessus où la végétation est plus vigoureuse, les boutons à fleurs sont éloignés de la branche, parce qu'il se forme entre elle et eux un plus grand nombre d'yeux à bois, on peut, sans crainte, couper au-dessus de deux ou trois boutons à fleurs sans s'embarrasser s'ils sont ou non précédés d'un œil de pousse. Ainsi, le présent rameau pourrait être taillé ; on supprimerait alors les yeux, on en conserverait deux, un seul est nécessaire pour pourvoir au besoin du remplacement ; mais on en laisse deux à la taille pour parer aux accidents, sauf à ébourgeonner le moins bon lorsqu'ils commenceront à pousser. Pendant la végétation qui suivra, durant laquelle la branche taillée mûrira ses fruits, l'œil conservé à son talon deviendra bourgeon, et sera au printemps suivant le rameau de remplacement que l'on taillera comme nous venons de le dire pour le premier. Lorsque les fruits fournis par celui-ci ont été récoltés, on peut si le rameau de remplacement est faible, rabattre jusque sur lui la branche qui a fructifié, ce qui le fait profiter de la sève qui l'aurait alimentée ; dans le cas contraire, on la maintient jusqu'à la taille. Alors on la supprime, et on taille le rameau de remplacement absolument comme on l'a fait la première fois. A cette taille qui est la seconde, on supprime toute la branche qui a fructifié sur son rameau inférieur, et on taille celui-ci en abattant l'œil et maintenant les deux autres. La 3 ème taille est la répétition de la précédente. Le rameau, qui a été conservé et a fructifié, est taillé à l'insertion de son rameau de remplacement, et celui-ci est taillé. Nous ne pousserons pas plus loin ces détails qui, sauf quelques accidents, sont toujours les mêmes. Il s'agit surtout de prendre le rameau de remplacement le plus près de la couronne, base de la branche à fruits, afin qu'elle ne s'allonge pas trop et n'éloigne pas les rameaux de la branche de charpente dont on les rapproche autant que possible par le palissage. Si, par cette concentration de la sève, il perçait sur elle un œil adventif, il faudrait le mette à profit pour en faire un rameau de remplacement et raccourcir d'autant la coursonne. Le pincement des bourgeons qui existent sur cette branche est le meilleur moyen de le favoriser. Il peut arriver que la branche chiffonne, et même quelquefois la branches à boutons doubles, n'aient pas d'œil à leur talon dont on puisse obtenir un rameau de remplacement ; il ne faut pas moins la tailler au-dessus d'un œil de pousse, et essayer par un palissage serré, et qui la gêne fortement à son insertion, de lui en faire produire un. La 4ème sorte, ou branche à bouquet, qui pousse souvent sur le vieux bois, ne reçoit point de taille. On la supprime après la récolte lorsqu'elle n'a pas d'œil à bois à son talon, et même, dans ce cas, quand elle ne peut servir à remplir un vide ; mais lorsqu'elle peut être utilisée sous ce rapport, on la rabat sur l'œil le plus rapproché de son insertion, qui donne naissance à un rameau de remplacement. On ne laisse sur chaque branche que le nombre de fruits qu'elle peut nourrir, et toujours plus dans les dessus que dans les dessous. Nous n'avons pas besoin de dire que la réussite des branches à fruits dépend d'une surveillance exacte et du pincement raisonné de leur bourgeon terminal et de ceux qui peuvent exister sur la longueur, afin d'entretenir convenablement la vigueur du rameau de remplacement. Nous avons dit que pour cultiver le pêcher avec avantage, il fallait le planter en espalier. Espalier en forme carrée. – C'est celle qui a fait la gloire de M. Lepère. Elle est agréable à l'œil et favorable à la production des fruits. Le jeune arbre planté d'automne contre un mur, et parvenu à l'état que présente la figure ci-contre, à sa greffe rabattue à 20 cm environ de son insertion sur deux yeux, un de chaque côté, et aussi opposés qu'il est possible. Pour mieux réussir, on greffe quelquefois le jeune arbre en le plantant avec deux écussons à œil dormant, précisément opposés l'une à l'autre, et sur lesquels, au printemps suivant, on rabat la tige du sujet. Ces deux yeux ou ces deux écussons, destinés à former les deux branches mères, poussent pendant la végétation, que l'on surveille et maintient égale par les moyens indiqués pour équilibrer la sève. La seconde année, on taille les deux rameaux, que nous appellerons désormais branche-mères, à 40 cm de leur insertion, sur un œil placé en dessus pour les prolonger, lequel est immédiatement suivi d'un œil en dessous qui donnera naissance à la première branche secondaire inférieure. On favorise le développement de celles-ci en redressant son bourgeon et inclinant vers l'horizontale celui qui termine la branche-mère. Ces quatre pointes sont exactement surveillées ainsi que les bourgeons qui se développent et qu'il faut préparer à faire des branches à fruits. La 3ème année, on taille les deux mères-branches à 80 centimètres de l'insertion des premières branches secondaires inférieures, toujours sur un œil en dessus pour les prolonger, et sur un autre en dessous qui formera la deuxième secondaire inférieure. On taille sur un œil en devant les deux premières secondaires inférieures pour les prolonger, en proportionnant leur longueur à leur état de force relative. Il faut tailler aussi les branches à fruits pour obtenir leur remplacement en les traitant comme nous l'avons dit. Le palissage, l'ébourgeonnement et le pincement exigent beaucoup de surveillance, afin de régler la végétation et de ne faire aucune perte inutile de sève. A la 4ème année, l'arbre a continué d'accroître ses deux branches-mères, sur chacune desquelles sont insérées deux branches secondaires. La taille des branche-mères est la même que celle de l'année précédente. Les deux secondaires reçoivent aussi le traitement qui a été appliqué à la première secondaire à la 3 ème année. Quant aux branches à fruits, on les conduit toujours par les moyens indiqués. Il est bon de remarquer qu'à chaque taille, on abaisse davantage les branches-mères pour les amener graduellement à l'angle de 45 degrés. Si le mur d'espalier n'a que trois mètres de hauteur, on ne donne à l'arbre que trois branches en dessous de la branche-mère, et trois branches en dessus. Mais si le mur est plus élevé, on peut porter le nombre des branches à quatre des deux côtés. La formation de cette quatrième s'obtient de la même manière. Nous supposons donc qu'on n'en établit que trois qui existent à la 5ème taille. On laisse alors l'arbre végéter dans cet état, après avoir coupé, pour les prolonger toutes les pointes des huit branches existantes, et chacune même les branches-mères, sur un œil de devant. On surveille la végétation de cette 5 ème année, comme il a été dit, et l'on conduit les petites branches de manière à les remplacer convenablement et sans aucun vide. A la 6ème année, on forme à la fois les trois branches secondaires supérieures, en choisissant, ainsi que nous l'avons fait observer, des branches à fruits qu'on prolonge et qu'on distance d'une manière convenable, et de façon que l'insertion de chacune soit au-dessous de celle de la secondaire inférieure qui lui est opposée. A la 7 ème taille, le pêcher à deux mères-branches portant chacune trois secondaires inférieures, et trois secondaires supérieures : en tout, quatorze branches. On les taille, pour les prolonger, sur un œil de devant et on traite les supérieures comme nous l'avons dit. A la 8 ème taille, l'arbre est complet. Un pêcher ainsi formé peut durer trente ans et donner annuellement de 4 à 5000 pêches. Il occupe selon les terrains et la variété plus ou moins vigoureuse, un espace de 8 à 10 m. On l'entretient dans cette forme par une taille courte, par l'ébourgeonnement à la pousse, le palissage, le pincement, la taille en vert. On est quelquefois obligé, surtout pour les branches supérieures, de rabattre les pointes sur un rameau inférieur qu'on dirige de façon à les remplacer, moyen qu'il faut également employer en cas d'accident, de grêle, de gelée qui les détruisent. La greffe en écusson réussit aussi en pareil cas. Forme à la Montreuil. – Pendant la 1ère année qui suit la plantation, on forme les deux mères-branches comme pour la forme carrée ; l'année suivante, on les taille sur une longueur de 25 à 30 cm pour former une première secondaire inférieure ; la 2ème et la 3ème taille sont consacrées à former la 2ème et la 3ème branche secondaire inférieure, à 50 cm environ de distance. La 4ème taille est employée à prendre la 1 ère branche secondaire supérieure ; la 5ème à former la 2ème et 6ème , à établir une patte ou branche tertiaire aussi bas que possible sur la deuxième secondaire supérieure. Dans cet état, le pêcher est complètement formé ; il a quatorze branches dont les pointes sont dirigées de façon à décrire sur le mur un demi-cercle allongé formant un éventail ouvert. Palmette double ou en U. – Elle se compose de deux tiges verticales, garnies chacune en dehors de quatre ou cinq cordons horizontaux. On prend les deux premières branches, une de chaque côté, comme dans l'espalier carré. A la 1ère taille, on abaisse ces deux branches à 60 cm du sol, et on les taille d'égale longueur, selon leur force, sur un œil placé devant pour les prolonger. On les palisse dans cet état. A la 2ème taille, ces deux branches horizontales sont garnies de rameaux : on choisit sur chacune celui en dessus qui est le mieux placé pour s'élever verticalement et de façon qu'il y ait entre eux précisément au centre de l'arbre un intervalle de 60 cm. Lorsque ces deux rameaux ont dépassé 50 cm, distance qui doit séparer les cordons, on les courbe en dehors et on les maintient par le palissage. On forme de même les trois autres cordons et on les taille selon leur force, toujours sur un œil de devant. Il va sans dire qu'on conduit les branches à fruits et leurs rameaux de remplacement comme dans la forme carrée. Palmette, à cordons horizontaux. – On plante plusieurs pêchers le long d'un espalier à 4 m les uns des autres. La 1ère taille de toutes leurs tiges se fait sur un œil de devant, et on conserve tous les yeux au-dessous, excepté ceux placés devant et derrière. Ce sont de futures branches à fruits. A la taille suivante, on taille toutes les pousses sur un œil de devant pour prolongement, et sur un œil de côté à droite pour former le premier rang de cordons. Lorsque les rameaux de prolongement ont poussé, on les taille de la même manière sur un œil de devant, suivi d'un œil de côté à gauche pour former le second rang de cordons à 45 cm du premier. On établit de même les trois autres cordons. Quant au 6ème , lorsque le rameau destiné à le former à dépassé les 45 cm qui doivent le séparer du précédent, on courbe son extrémité qu'on fixe par le palissage. On ne taille les pointes des cordons que lorsqu'elles viennent toucher la tige du voisin vers lequel elles sont dirigées. Jusque-là, comme ils occupent une position presque horizontale, on les laisse pousser sous l'influence de leur œil terminal naturel. Quand leur allongement oblige à raccourcir leur pointe, on les rabat sur un rameau ou faux rameau qu'on palisse convenablement et qu'on taille lui-même sur un œil de devant. Quelquefois, pour obtenir les cordons à la même hauteur, on pose dans le courant d'août, à la place où cela est nécessaire, un écusson à œil dormant, sur lequel on coupe au printemps suivant. On soumet encore le pêcher à diverses autres formes dont nous ne nous occuperons pas. Nous en avons dit assez pour que, sachant comment on fait naître une branche à bois, et comment on traite les branches à fruits, on puisse appliquer à cet arbre telle disposition qui conviendra, et à laquelle il se soumet assez facilement quand on emploie avec attention tous les moyens indiqués. Cependant nous dirons un mot du pêcher en cordon simple oblique, forme imaginée il y a 25 ou 30 ans, et à laquelle on semble revenir. Elle consiste à planter des jeunes pêchers d'un an de greffe et n'ayant qu'une seule tige : on les plante à 75 cm les uns des autres en les inclinant tous à l'angle de 60 degrés que l'on réduit à 45 à la seconde année. On veille à ce que la croissance ait lieu de manière à ce que les yeux remplissent parfaitement leur but et concourent à former le long de la tige des coursons régulièrement espacés, et que l'on taille comme nous l'avons dit pour le remplacement. L'espalier est terminé lorsque les pêchers ont atteint le sommet du mur, qui ne doit pas avoir plus de 3 m. C'est une forme que l'on peut essayer, et qui convient surtout aux personnes qui sont pressées de jouir, car elle garnit le mur très promptement. Choix des meilleures variétés de pêches, mûrissant : En juillet. avant-pêche rouge, ou petite mignonne, n° 1, fruit petit. En août. Belle de Doué, n° 1, fruit moyen ; - Belle hâtive, idem ; 6- Madeleine blanche, idem ; - Mignonne hâtive, n° 1, fruit gros ; - Pourprée hâtive, n° 1, fruit moyen ; - Villette hâtive, idem. En septembre. Belle-Bausse, n° 1, fruit gros ; - Belle de Fontenay, idem ; - Bourdine, n° 1, fruit très gros ; - Brugnon blanc, n° 2, fruit petit ; - Brugnon violet, n° 1, fruit moyen ; - Chancelière, n°1, fruit moyen ; - Chevreuse hâtive, n° 1, fruit gros ; - Chevreuse-Bonouvrier, idem ; - Galande, n°1, fruit moyen ; - Grosse violette, idem ; - Madeleine de Courson, n° 1, fruit gros ; - De Malte, n° 1, fruit moyen ; - Mignonne tardive, n° 1, fruit gros ; - Nivette, idem ; - Reine des vergers, n° 1, fruit moyen ; - Sanguine, n° 1, fruit gros ; - Steulle, n° 1, fruit gros ; - Vineuse de Fromentin, idem. En octobre. Admirable jaune, n° 2, fruit gros ; - Cardinale, n° 2, fruit moyen ; - jaune lisse, idem ; - Pavie de Pomponne, n° 2, fruit très gros ; - Persèque, idem ; - Pourprée tardive, n° 2, fruit moyen ; - Téton de Vénus, n° 2, fruit gros. Accès rubriques principales : Généralités sur le jardin |
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