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Jardin : le jardinier pratique > Le jardin fruitier > Culture, conduite et taille des arbres à fruits à pépins > Le poirier
Le poirierLe poirier, pyrus, est indigène à l'Europe. Il a fourni par le semis un grand nombre de variétés que l'on conserve par la greffe.
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On le greffe sur franc ou égrain, sur coignassier, sur épine blanche, etc. Le meilleur sujet est le franc. Il préfère une terre franche normale, très ameublie, profonde et un peu fraîche. Greffé sur coignassier, il produit plus tôt mais sa fertilité est moins durable ; il est un peu moins difficile sur la nature du terrain, et c'est pourquoi on greffe sur coignassier les poiriers qu'on veut planter où le franc ne réussirait pas. Au reste, on parvient à l'affranchir, si on le veut, un an après sa plantation pendant lequel la greffe reste à découvert, en la buttant alors après avoir fait sur son bourrelet des incisions profondes avec la pointe de la serpette. Les greffes les plus usitées sont la greffe en fente et celle en écusson à œil dormant. On cultive le poirier en espalier, qui comprend l'éventail, la palmette simple, la palmette double ou en U et le candélabre ; en contre-espalier qui peut admettre les mêmes formes, et en plein vent où sont classées les pyramides de disposition diverses, le vase et le haut-vent. Avant de nous occuper de la taille, il est nécessaire de faire connaître sommairement ce qu'il nous importe de savoir de la végétation naturelle du poirier, et comment se forment les productions qui donnent naissance au bois et aux fruits. Productions ligneuses. De même que l'arbre entier, né d'une graine germée, résulte du mamelon qui couronne la plumule à sa sortie de terre, mamelon qui devient œil par le contact de l'air, de même toute branche de cet arbre est le produit d'un œil, qui se développe sur une de ses parties. Cet œil, qui se forme dès la fin du printemps et dans le cours de l'été pour prendre pendant l'automne, un caractère qui indique mieux sont but, reste tel jusqu'au printemps suivant. Alors, sous l'influence de la température il devient bourgeon et conserve ce nom jusqu'à ce que, dans la même année, il soit couronné lui-même par un œil destiné à son prolongement futur, et qui lui donne le caractère et le nom de rameau ; en même temps, sur sa longueur, ont percé des yeux sur les côtés, un dans l'aisselle de chaque feuille. Celles-ci sont disposées alternativement. A quelques exceptions près, comme celles du rapprochement, la taille s'opère toujours sur les rameaux qui, à l'automne suivant, deviennent des branches, parce qu'ils portent eux-mêmes alors un rameau terminal et des rameaux latéraux, résultat du développement, par la végétation de leurs yeux en bourgeons et de la conversion de ceux-ci en rameaux, lorsqu'à l'automne ils sont à leur tour couronnés par un œil, et garnis d'autres yeux sur les côtés. Les résultats de la végétation sont toujours les mêmes, de façon qu'il y a des branches plus ou moins vieilles, ce dont on peut se faire une idée juste en examinant la tige d'une pyramide, par exemple, qui n'est qu'une branche plus ou moins ramifiée, et en comptant les tailles qu'elles a reçues, ce qui se reconnaît aux traces que les coupes ont laissées. Ainsi, dans une pyramide de six ans, la section la plus ancienne qui se trouve la plus près du sol est une branche de six ans. Il en est de même pour une branche latérale : la section la plus rapprochée de la tige sur laquelle elle a son insertion en est la portion la plus vieille. Revenons maintenant aux rameaux sur lesquels s'opère la taille. Au moment où on va la pratiquer le rameau est garni d'yeux alternes sur sa longueur et que l'on nomme latéraux et couronné par un œil dit terminal, qui a reçu de la nature la fonction de le prolonger. Ces yeux sont plus ou moins bien constitués, et sous le point de vue de leur organisation, on peut les considérer sous trois rapports. Les terminaux et les latéraux qui l'avoisinent de plus près sont les plus vigoureux, par la raison que la sève, qui tend continuellement à se porter dans les sommets, favorise davantage les productions qui s'y forment ; ensuite est une seconde série d'yeux moins bien venants, et qui par cette raison sont mieux disposés à donner naissance à des productions fruitière ; enfin les yeux de la base sont les plus faibles de tous, et d'autant plus plats que le rameau et plus allongé ; ils s'éteindraient même complètement si celui-ci prenait un développement extraordinaire, comme cela se voit dans ceux qu'on appelle gourmands, et auxquels un jardinier soigneux ne laisse jamais prendre une croissance dangereuse parce qu'il l'arrête par un pincement plus ou moins sévère. Ils s'éteindraient encore sur un rameau normal si on l'abandonnait à la nature, qui, faisant pousser son œil terminal, augmenterait le malaise de ceux de la base, et le conduirait à un dépérissement complet. Il en résulterait des vides à cet endroit, défaut qu'il est bien d'éviter par la concentration de la sève que produit le raccourcissement du rameau par la taille. La place d'un rameau, sa force, sa longueur et la constitution de ses yeux, indiquent le point où il faut tailler, ce qui se fait toujours sur un œil latéral qui devient le terminal et hérite de la position de celui qui couronnait naturellement le rameau. La longueur à lui laisser est donc calculée de manière à rendre plus de vie aux yeux de la base, qui restant néanmoins les plus faibles à cause de leur situation, seront ceux qui se convertiront en boutons à fleurs, tandis que les gemmes de la seconde série, qui semblaient avoir cette destination, se maintiendront à bois, se trouvant plus rapprochés du sommet vers lequel la sève afflue. Trop courte, la taille peut convertir tous les yeux en bourgeons ; trop longue elle peut faire éteindre les yeux inférieurs et produire des vides. Si la taille est trop courte et qu'elle fasse développer des bourgeons trop vigoureux, on les modère à l'aide du pincement mais celui-ci fait quelquefois éclore des yeux sur ce bourgeon, et ces productions prématurées prennent le nom de surbourgeon ou faux bourgeon, celles-ci peuvent être supprimées tout près de leur insertion sur le bourgeon ou sur le rameau, si on les a maintenues jusqu'à la taille, auquel cas elles prennent le nom de faux rameau, afin de ne pas se priver des yeux secondaires, au nombre de deux ordinairement, que la nature a placés dans la couronne ou empâtement de chaque bourgeon, comme une ressource tenue en réserve pour parer aux accidents, parce qu'ils se développent que par la suite de la suppression de leur œil principal par la taille ou par toute cause. Un taille courte rend aussi la vie à des yeux presque éteints qu'on a nommés latents, parce qu'ils restent inactifs faute d'une alimentation suffisante. Elle peut aussi faire percer sur la vieille écorce des yeux que la sève trop concentrée développe pour créer une issue et qui sont appelés adventifs. Ils ne sont point accompagnés de feuilles, comme les yeux latéraux qui sont tous axillaires, c'est-à-dire nés dans l'aisselle des pétioles. Ainsi donc la taille s'opère sur le rameau terminal des tiges et des branches dans les proportions indiquées, moyenne quand leur état est normal, longue sur les arbres jeunes et vigoureux, courte sur les poiriers déjà âgés. Toutes les espèces plutôt variétés ne végètent pas de la même manière. Il faut donc les étudier pour modifier la taille selon les exigences de leur végétation plus ou moins vigoureuse. S'il s'agit de tailler pour obtenir à la fois un prolongement de tige et une branche, on se rappellera la disposition de la sève à monter au sommet des rameaux et à se porter avec plus d'activité sur les yeux les plus élevés, et on choisira l'œil de prolongement et celui qui vient immédiatement après lui, convenablement placé pour le but qu'on se propose. On remplace un rameau utile, mais d'une vigueur gênante, par un autre qu'on fait naître en rabattant le premier sur la couronne d'où se développent deux bourgeons produits des deux sous-yeux qui s'y trouvent en réserve, et on choisit le bourgeon le mieux disposé. Pour supprimer complètement une branche, un rameau, on coupe la tige en enlevant en même temps la couronne ; c'est ce qu'on appelle démonter une branche. Productions fruitières. Nous avons dit que les yeux inférieurs d'un rameau, par conséquent les moins favorisés par la sève, pouvaient donner naissance à des productions fruitières ; ils forment donc, suivant les cas : 1er , des brindilles, espèces de petits rameau plus ou moins allongé et grêle qui se termine par un œil à bois et quelquefois, dans les arbres très fertiles, par un bouton à fruit ; elle est alors brindille couronnée. Elles se forment spontanément des yeux affaiblis qui se trouvent au centre des rameaux trop longs et non taillés, ou à la base de ceux sur lesquels la taille a de justes proportions. On peut faire un rameau à bois d'une brindille en la taillant assez court pour donner une grande vigueur aux yeux qu'on lui laisse ; 2ème , des dards, petits rameaux pointus de 1 à 8 cm de longueurs ; ils percent partout à angle droit et sont terminés par un œil aigu, quelquefois par un bouton à fleur qui les fait nommer dard couronné. Les dards, qui sont souvent les premiers indices de la fructification, se garnissent avec le temps de bouton à fleurs, et après l'éclosion de ceux-ci, de bourses et de lambourdes. Ils se distinguent toutes fois de celles-ci par leur base lisse et dure, tandis que les lambourdes sont ridées et cassantes. Le bouton à fleurs termine quelquefois les rameaux dans les arbres fertiles, et dans ce cas on le supprime souvent pour donner plus de vigueur aux rameaux et permettre leur allongement. D'autres fois il se forme aux mêmes places que les brindilles, et donne naissance aux lambourdes, qui mettent 3 ou 4 ans à se former. La première année son support s'accroît très faiblement et est entouré de 3 feuilles qui nourrissent un œil dans leur aisselle. C'est ce qu'on appelle une rosette. L'année suivante, l'œil devenu plus rond, et tout le support qui porte l'empreinte des trois feuilles tombées, s'entoure de 4 ou 5 nouvelles feuilles, et prend le nom de lambourde. L'année suivante, même accroissement accompagné de 6 à 7 feuilles, et enfin la 4ème année le bouton se développe en un corymbe de fleurs entouré de feuilles et dont le support ridé est plus ou moins allongé. A la suite de cette floraison, qu'il y ait eu fructification ou non, et à la place qu'occupaient les pédoncules, se forme une excroissance spongieuse, un peu molle, plus ou moins développée, de couleur grisâtre, à laquelle on a donné le nm de bourse, parce que sans doute on a voulu indiquer qu'elle était un réservoir de fruits ultérieurs comme le représentent les bourses agglomérées. Pendant plusieurs années, il se développe autour de leur support et sur elles-mêmes, des dards et des boutons à fleurs qui constituent les uns et les autres de nouvelles lambourdes dont la fructification, toutefois, s'opère en deux ans. On ne supprime point les dards, à moins qu'ils ne se développent sur des arbres trop jeunes, auquel cas on les rabat sur leur couronne, pour profiter des sous yeux qui dan le poirier existent à la base des productions fruitière, comme de celles à bois. On taille les brindilles au tiers de leur longueur sur un œil de côté, pour convertir en production à fruits les yeux les plus rapprochés de leur insertion. Quand elles sont couronnées, on peut laisser fructifier le bouton terminal, et les casser après la récolte dans le même but, et également au tiers. On ne taille point les rosettes ; quant aux lambourdes et aux bourses, on rafraîchit après chaque floraison la place occupée par les pédoncules. Lorsque, après plusieurs années, les bourses sont devenues languissantes, ce qui arrive plus tôt à celles qui se trouvent sur les branches près de leur insertion, on les taille alors en les rapprochant sur elles-mêmes ce qui fait ordinairement développer de nouvelles lambourdes ; dans le cas contraire on les supprime complètement. Les productions fruitières et les productions ligneuses peuvent à volonté être converties l'une en l'autre, par la taille ; enfin lorsqu'une branche qui fructifiait a épuisé tous les organes de la fructification, et qu'elle a cesse de produire, on la rabat sur sa couronne, pour la renouveler au moyen du développement de ses sous-yeux. Taille et conduite du poirier en pyramide. Beaucoup de personnes confondent la quenouille avec la pyramide. La quenouille se met plus tôt à fruits, mais dure peu, parce qu'elle ne se maintient pas longtemps garnie, et sa base, en se dénudant lui donne un aspect désagréable, et la fait s'emporter par son sommet, et devenir un plein vent à tige. En la comparant à la pyramide on en saisira facilement les différences. Le jeune arbre planté convenablement comme nous l'avons dit, a reçu un pincement sur le bourgeon de la greffe pour maintenir en bon état les yeux de sa base. On donne la 1 ère taille sur son rameau, plutôt courte que longue, en coupant sur un œil opposé à l'écusson de la greffe. Le prolongement de la tige devra, à toutes les tailles, être obtenu avec un oeil toujours opposé à celui sur lequel a été assise la précédente. Ce soin a pour but de maintenir la tige aussi droite que possible. On veille à conserver l'équilibre entre le développement de la flèche, nom du prolongement de la tige, qu'on peut regarder comme la branche mère d'une pyramide, et les bourgeons les plus voisins en pinçant convenablement la partie qui deviendrait prédominante si, au moment de la taille la tige portait quelques faux rameaux, il faudrait les rabattre sur leur empâtement, s'il y avait des yeux au-dessous d'eux, ou les tailler selon leur force, s'il n'y en avait point, ce qui avance le développement. La seconde taille est proportionnée à la croissance du jeune arbre, il s'agit toujours de prolonger la tige en ne perdant pas de vue que la longueur qu'on lui donne doit favoriser le développement normal des productions inférieures dont elle est garnie. Tous les rameaux latéraux sont taillés selon leur position et leur force sur un œil en dehors qui tend à leur faire prendre une direction plus horizontale,et qui les éloigne de l'axe. Si cependant il était nécessaire, pour une cause quelconque, de changer cette direction, on taillerait alors sur un œil de côté choisi de façon à obtenir, le résultat désiré. Les branches inférieures dont les premières doivent être à 30 cm du sol, ont besoin d'être plus longues, et leur dimension doit diminuer graduellement d'étape en étape pour obtenir la forme pyramidale. Toutes les tailles sont faites d'après ces principes. Mais il n'arrive pas toujours que la végétation n'apporte pas le désordre, et il est de la plus grande importance d'y remédier dés le principe. La pyramide doit avoir la forme régulière d'un cône renversé ; les branches latérales doivent être insérées en spirale autour de la tige,ce que favorise la disposition alterne des yeux, sans qu'aucune d'elles soit perpendiculairement au-dessus d'une autre, ni avoir une insertion commune avec une voisine. S'il se forme des vides sur l'axe, on y remédie par la greffe en approche d'un rameau voisin, par celle de coté, ou par l'incision annulaire ou partielle au-dessus de la place nue, surtout lorsqu'il s'y trouve quelques nodosités, ou mieux par une entaille ou cran. Si la flèche était languissante et compromise, il faudrait la rabattre sur un rameau vigoureux en dessous, qui la remplacerait, en employant un tuteur pour le redresser. Lorsqu'un rameau est terminé par un bouton, celui-ci doit être supprimé et le rameau taillé sur un œil vigoureux quelquefois pris en dessus, sauf à diriger convenablement sa pousse à l'aide de tuteurs ou d'arcs-boutants. Une branche épuisée ou qui ne serait garnie que de productions fruitières, doit être ravalée sur sa couronne dont les yeux secondaires, soignés dans ce but, pourront fournir à son remplacement. On peut, sur une tige vigoureuse, supprimer à la fois toutes les branches latérales lorsqu'elles sont épuisées, et parvenir à la regarnir au moyen des sous-yeux de leur base. Si cette tige, au contraire, avait l'écorce sèche, et qu'elle fût languissante, des incisions longitudinales, multipliées selon le besoin, pourraient lui rendre sa vigueur. La taille doit être plus allongée sur les espèces vigoureuses et lentes à se mette à fruits. L'arcure et le cassement peuvent être employés ainsi que l'incision annulaire, faite à la base au dessous des branches, enfin la déplantation et la replantation immédiate, fût-ce à la même place, peuvent encore hâter le moment de la mise à fruits. Tout cela combiné avec le pincement que nous recommandons particulièrement, ne manquera pas de faire obtenir une pyramide. On fait aussi des pyramides à trois ou cinq ailes. Auprès du jeune arbre on plante un fort tuteur du sommet duquel on fait partir trois ou cinq fils de fer, vers lesquels on dirige toutes les branches pour former les trois ou cinq ailes. Il ne doit exister qu'un angle rentrant, complètement vide, entre elles. Les branches sont d'abord maintenues par des tuteurs perpendiculairement au dessus les unes des autres dans chaque aile, puis fixées au fil de fer, dès qu'elles peuvent l'atteindre. La pyramide en fuseau, forme dans laquelle excelle M. Lhomme, jardinier en chef de l'Ecole de médecine, est une pyramide restreinte quant à son diamètre, qui ne doit pas excéder 40 à 50 cm dans sa plus grande largeur, mais dont la hauteur peut atteindre 8 m et plus. Elle se forme d'après les mêmes principes, mais au moyen d'une taille plus courte, secondée par un pincement sévère, et par l'allongement plus prompt de la flèche. Les verticilles sont ronds ou carrés, plus grands à la base qu'au sommet, qui se termine en pointe. Au reste, cette forme est arbitraire. Poirier en vase ou gobelet et à haut vent. Voyez l'article Pommier. Poirier en espalier. Ce que nous avons à dire à ce sujet, ne concernant uniquement que la forme de la charpente, se trouvera plus en détail à l'article du pêcher. Nous allons donc passer en revue sommaire les diverses dispositions adoptées, en signalant les différences que nous trouverons. En éventail. On taille successivement la tige sur un œil de devant pour la prolonger en ayant soin de palisser aussitôt que possible pour faire prendre à la pousse une direction parfaitement verticale, et les branches latérales sur un œil en dessous quand elles sont fortes, en dessus quand elles sont faibles, sauf à contraindre la production par le moyen du palissage. On abaisse progressivement les branches formées à mesure qu'il s'en établit d'autres. Les uns forment des bifurcations sur les branches latérales, d'autres les établissent sans ramifications, en s'efforçant de convertir toutes leurs productions en branches à fruits, ce qui vaut mieux. Dans toutes les formes en espalier, on détruit sur le derrière et le devant tous les yeux et bourgeons naissants ; mais dès que l'arbre a trois ans, on cesse de supprimer les productions du devant, jusqu'à ce qu'on soit certain qu'elles n'ont pas de dispositions à devenir des branches fruitières. Cette forme en éventail peut être appelée aussi palmette simple. La double palmette ou en U, la palmette à cordons horizontaux et le candélabre se forment absolument comme nous le dirons pour le pêcher, sauf les modification qu'apporte dans la pratique le mode de végéter du poirier que nous avons expliqué, et celui du pêcher que nous ferons connaître. Poirier en contre-espalier. La rusticité de cet arbre le rend très propre à être cultivé en contre-espalier. Toutes les formes admises pour l'espalier peuvent s'exécuter de cette façon, qui n'en diffère que parce qu'elle est dépourvue de l'appui et de l'abri d'un mur. Toutefois, on leur donne des dimensions plus restreintes, à cause de l'ombre nuisible qu'elles projetteraient sur les carrés où on les établit en bordure, .elles ont aussi une double face, et on ne fait aucune suppression des productions qui poussent de l'un ou de l'autre côté, ce qui leur donne une plus grande épaisseur. Si on ne veut pas les établir sur un treillage, il faut au moins en employer un provisoire dans le début de la formation. Accès rubriques principales : Généralités sur le jardin |
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