Rosierrosa
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Arbrisseau. Les rosiers sont l'ornement le plus indispensable des jardins ; qu'ils soient grands ou petits, leur place y est marquée ; un jardin sans rose serait un monde sans femmes. Depuis 25 ans environ, le nombre de belles variétés s'est tellement accru par suite des innombrables semis qui ont été faits par d'habiles horticulteurs, qu'on aurait pu en porter le catalogue à plus de 2500 nommées et décrites. On conçoit que dans une si prodigieuse quantité il y ait eu lieu à réforme, c'est heureusement la voie dans laquelle sont entrés les meilleurs cultivateurs. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettent pas de faire connaître toutes ces richesses ; aussi, ne présenterons nous qu'un choix très abrégé de ce choix déjà si épuré. Nous ne les classerons pas d'une manière savante, soit d'après Lindley, de Pronville, Prevost, etc., mais nous adopterons la nomenclature commerciale, qui est celle au moyen de laquelle les amateurs pourront le mieux s'entendre avec les marchands, et nos citations seront empruntées aux catalogues des horticulteurs qui s'occupent le plus spécialement de ce beau genre. Nous formons deux divisions : la première comprend les rosiers montants, la seconde, les rosiers remontants ou au moins qui fleurissent plus d'une fois dans l'année. Rosiers non remontants Rose pimprenelle. Aurora, moyenne pleine, beau rose. Rose Harrissonnii, moyenne semi double, jaune. Rose capucine. Persian yellow, double, jaune capucine. Rosier sulfureux. Ancien jaune, très pleine. Rosier Blanc ou alba. Madame Audot, moyenne pleine, rose carné tendre. Roses Belle de Ségur, moyenne, pleine, carnée. La séduisante, moyenne, pleine, rose tendre. Royale, moyenne, plein, rose. Roses de Damas. Duc de Sussex, grande, pleine, rose nuancé. La ville de Bruxelles, moyenne, double, rouge clair. Madame Hardy, grande, très pleine, blanche. Madame Soëtmans, moyenne, pleine, blanche. Roses cent feuilles. Cristata, grande, pleine, rose vif. De Nancy, grande, pleine, beau rose, - Pompon de Bourgogne, blanche, centre rose, petite. - Le même, rose, - Unique panaché, grande très pleine, blanche, panachée de rose vif. = Hybrides. Comtesse de Ségur, moyenne, pleine, rose carnée, tendre. Madame Henriette, moyenne, pleine, rose. Vilmorin, moyenne, pleine, carnée. A feuilles de chou, grande, pleine, rose. Adéline, moyenne, pleine, rose. Duchesse d'orléans. Grande, double, carnée. Rosier. cent feuilles mousseux, - Aixa, moyenne aplatie, rose tendre. Blanche, moyenne, pleine, blanche. Vatherine de Wurtemberg, moyenne, pleine, rose. Cramoisi foncé, moyenne, cramoisi, velouté. Mademoiselle Alboni, moyenne, pleine, rose carnée. Zoé, très mousseuse, moyenne, double, rose. Bramanthe, moyenne, double, rouge, amarante, - Emmeline, moyenne, pleine, blanche. Général Clerc, moyenne pleine, - rouge pourpre. Reine Blanche, moyenne, pleine, blanc pur. Reine des Mousseuses, moyenne, pleine, rose carné. Roses de Provins. Belle de Fontenay, moyenne, pleine, rose marbré blanc. Comte Boula de Nanteuil, grande, très pleine, pourpre violet. D'Aguesseau, grande, pleine, rouge vif, - Naucicaé, grande, pleine, bombée, rose clair bordé blanche. Ninon de l'Enclos grande, très pleine, rouge lilas bordé plus clair. illet flamand, moyenne, double, panachée de blanc et de rose. Perle des panachées, moyenne, pleine panachée. Rosamonde, moyenne, pleine, rouge vif. Tricolore de Flandre, moyenne pleine, panachée. Tour de Malakoff, grande, pleine, rouge, ponctuée. Comte de Murinais, grande, pleine, ardoisée, marbrée. Dona Sol, moyenne, pleine, rouge pourpre, ponctuée. Roses de Provence. Aurélie Delamarre, moyenne pleine, beau rose. Clarisse Jolivet, grande, pleine, blanche. Eulalie Lebrun, moyenne, pleine, panachée, rose et lilas. Blanchafleur, moyenne, pleine, blanche, jaunâtre. - Gracilis, moyenne, pleine, blanche, centre carné. Marie-Thérèse, moyenne, pleine, blanc carne. Roses de Bengale (hybrides). Elisa Renou, moyenne, pleine, blanche carnée. Général Changarnier, grande, pleine, rouge giroflée. Junon, grande, pleine, rose pâle. Lascazes, moyenne, pleine, rose clair. Marie de Champlouis, grande, pleine, rose clair. Athalie Daniel, moyenne, pleine, rose tendre. Rose. sempervirens. Dona Maria, moyenne, pleine, blanche. Princesse Marie, moyenne, pleine, rose clair. Roses de Banks. A fleurs blanches, petite, pleine, odorante. Jaune, grande et pleine sans odeur. Nouvelle variété de la Chine. Rose muscate. Double ancienne, moyenne, blanche, multiflore. Rosier. multiflore. Graulhié, moyenne, pleine, blanche. Laure Davoust, petite, très pleine, carné vif. Roses rubifolia. Belle de Baltimore, moyenne, double, carnée, odeur de thé. Nota. Les rosiers sempersvirens, de banks, muscate, multiflore, ribifolia et ayschyre ont les rameaux sarmenteux, et sont propres à couvrir des murs, des berceaux et des treillages. Roses Anémoneflores. Anemone flora, rose nouvelle de la Chine, petite, pleine, pétales blancs et lanière, inerme. Rosiers remontants. Rose mycrophylla.. Pourpre ancien, grande, très pleine, striée au centre (hybride). Hardii, moyenne, simple, jaune à onglet pourpre. Roses bracteata. Maria leodnida, grande, double blanche. Roses Thé. Adam, très grande, pleine, rose clair. Arance de Navaro, moyenne, pleine, bombée, rouge clair, odorante. Bougère, très grande, rose hortensia. Comte de Paris, très grande, pleine, rose clair. Devoniensis, grande, pleine, blanche, jaune, odorante. Duc d'Orléans, moyenne, très pleine, bombée, rouge nuancé. Duchesse d'Orléans, moyenne, pleine, blanche, carnée. Elisa Sauvage, moyenne, pleine, jaunâtre. Eugénie Desgaches, grande, pleine, bombée rose frais. Goubault, grande semi-double rose clair, centre aurore, odorante. Hamon, grande, presque pleine, rose pourpre, centre aurore, très odorante. Leweson-Gover, très grande, pleine, rose. Maréchal Bugeaud, pleine, grande, rose nuancé. Moiré, grande, pleine, carnée, jaune. Nisida, moyenne, pleine, aurore à bords roses, odorante. Pauline Plantier, moyenne, globuleuse, blanche, légèrement jaune. Princesse Adélaïde, grande, pleine, jaune soufre. Princesse de Joinville, moyenne, double, rouge clair. Princesse Hélène, grande, pleine, blanche, fond jaunâtre. Princesse Marie, grande, très pleine, carnée rose, fond jaune. Silène, grande, pleine, rose passant au rouge vif, odorante. Triomphe du Luxembourg, très grande, pleine, rouge à fond aurore. Vicomtesse Decases, moyenne, pleine, jaune cuivré passant au jaune pâle. Roses de Bengale. A trois couleurs, moyenne, pleine blanc jaune, linnée de rose vif. Abbé Miolland, moyenne, pleine, pourpre rayée de blanc. Amiral Duperré, moyenne, pleine, cramoisi vif. Beau carmin du Luxembourg, moyenne, pleine, pourpre foncé velouté. Cramoisi supérieur, moyenne, pleine, cramoisi vif. Fabvier, Scipion, moyenne, presque pleine, rouge éblouissant. Souchet, grande, pleine, rouge carmin. Souvenir de Dumont, d'Urville, moyenne, pleine, cerise vif. Vicomte Fritz de Cussy, moyenne, pleine, cerise vif. Roses hybrides (se rapportant aux îles Bourbon). Comte Bobrinsky, moyenne, très pleine, carmin vif. Ernestine de Baranthe, petite, pleine, rose vif. Etendard de Marengo, moyenne, double, rouge éblouissant. Gloire des rosomanes, grande, demi double, rouge vif. Princesse de Joinville, moyenne, pleine, rose vif. Soleil d'Austerlitz, très grande, pleine, rouge éclatant. Vicomtesse Berlleval, moyenne, pleine, globuleuse, rose tendre. Roses hybrides (se rapportant aux bengales et aux portlands plus ou moins altérés). Amanda Patenotte, moyenne, pleine bombée, rose foncé. Aubernon, grande, pleine, rose vif. Augustine Mouchelet, moyenne, très pleine, rose violet. Baronne Prévost, grande, pleine, rose. Blanche Vibert, moyenne, pleine, blanc mat, jaune en ouvrant. Caroline de Sansal, grande très pleine, carné clair, centre plus foncé. Comte d'Egmont, grande, double, violet bordé plus clair. Comte de Montalivet, très grande, double, globuleuse, rouge violet frais. Comte de Paris, très grande, pleine, rouge violet souvent strié. Comtesse de Rembuteau, grande, pleine, rose tendre. Duchesse de Galliera, moyenne, pleine, rose frais nuancé. Duchesse de Montpensier, grande, pleine, rose tendre à bords plus clairs. Duchesse du Sutherland, moyenne, double, carnée. Géant des batailles, moyenne, pleine, rouge éclatant. Général Cavaignac, grande, pleine, belle forme, rose foncé vif. Lady Alice Peel, moyenne, pleine, rose carminé. La renoncule, petite, pleine, rouge, moyenne, presque double, rouge vif éblouissant. Général Lawestine, moyenne, pleine, rouge foncé vif. Joséphine Malton, moyenne, pleine, blanche jaune. Madame Desprez, grande, pleine, blanche, odorante. Marjolin, grande, très pleine, rouge foncé vif. Reine blanche, grande, presque double, blanc pur. Unique, moyenne, pleine, blanche à bords rouges. Virginie Lebon, grande, double, blanc pur. Admiration, grande, pleine, groseille, marbrée. Adolphe Bossange, grande, pleine, rose vif. Boccace, grande, pleine, rouge cramoisi Comte de Beaufort, moyenne, pleine, violet clair. Garibaldi, grande, pleine, rose lilacé. François Arago, moyenne, pleine, rouge cramoisi. Désirée Giraud, grande, pleine rose panaché. Pie IX, moyenne, pleine, incarnat. Roses Lawrengeana. La désirée, très petite, pleine, rose. Gloire de lawrenceana, très petite, pleine, cramoisie. Rosier Noisette. Caroline Marniesse, moyenne, pleine, bombée, blanche carnée. Chromatella, grande, pleine, jaune soufre. Desprez, grande, pleine, rose et jaune. Solfatare, grande, pleine, jaune soufre vif. Triomphe de la Duchère, moyenne, pleine, rose tendre. Vicomtesse d'Avesne, moyenne, pleine, rose tendre. Vicomtesse d'Avesne, moyenne, pleine, bien faite, rose. Mistriss Sidon, moyenne ou grande, pleine, jaune. Aimée Vibert, petite, pleine blanche. Bougainville, moyenne, pleine, rose foncé. Lamarque, grande, double, blanc jaunâtre. Ophirie, moyenne, pleine, chamois foncé. Roses de l'île Bourbon. Aurore du guide, moyenne, pleine, rouge passant au violet. Comice de Seine et Marne, moyenne, pleine, rouge violet. Emile Courtier, moyenne, pleine, rouge, clair nuancé. Général Oudinot, moyenne, pleine, cramoisie, pourpre foncé. Georges Cuvier, moyenne, pleine, cerise nuancé de rose clair. Hermosa, moyenne, pleine rose tendre. Julie de Fontenelle, moyenne, pleine, rouge violet, odeur faible de violette. Lady Stanley, moyenne, pleine, rose nuancé. La reine de l'île Bourbon, moyenne, pleine, carné frais. Le Camée, grande, pleine, carnée à centre rose. Madame Angelina, moyenne, double, blanc jaune passant au carné clair. Mistriss Bosanquet, moyenne, presque pleine, carné tendre. Prémice des Charpennes, moyenne, très pleine, cramoisi vif. Madame Emma Dampière, moyenne, pleine, rose vif. Madame Verlier, moyenne, pleine, cupuliforme, carnée. Marquise Bocella, moyenne, pleine, carnée à centre plus vif. Souvenir de la Malmaison, grande, pleine, carnée. Acidalie, moyenne, pleine, carnée. Bosanquet, moyenne, double, rouge. Colbert, moyenne, pleine, pourpre velouté. Aline Pierron, moyenne, pleine, blanc jaunâtre. Caroline Riquet, moyenne, pleine, blanc pur. Molière, moyenne, pleine, rose vif. Roses des quatre saisons et portlands, dits perpétuels. Julie de Krudner, moyenne, pleine, carné clair. Laurence de Montmorency, grande, pleine, rose lilas. Rose du roi, moyenne, pleine, rouge vif. Rose du roi, pourpre ou Mogador, moyenne, pleine, rouge pourpre. Sélima Dubos, moyenne, pleine, Blanche. Anne de Bretagne, moyenne, pleine, rose. Duchesse de Rohan, moyenne, pleine, rose lilas. - Elisa Mercoeur, grande, pleine, rose tendre. Palmire, moyenne, pleine, rose. Robert, moyenne, pleine, rose marbré. Roses pimprenelles. Stanwel, moyenne, pleine, blanche carnée. Roses remontantes mousseuses. Hermann Kegel, moyenne, pleine, cramoisi violet, légèrement strié de blanc. Mauget, moyenne, pleine, globuleuse, beau rose. Eugène de Savoie, grande, pleine rouge vif. Général Drouot, moyenne, double, pourpre. Didon, moyenne, pleine, blanc carné. Madame de Staël, moyenne pleine, rose tendre. Salet, moyenne, pleine, rose foncé.
Culture du rosier Les rosiers réussissent bien dans toutes les terres propres aux céréales ou au potager ; hors les espèces ou variétés délicates pour le centre ou le nord de la France, leur culture ne réclame d'autres soins que ceux que l'on donne aux autres arbustes d'agrément. Pour les rosiers cultivés franc de pied, il est utile à la taille de supprimer les branches épuisées, elles se reconnaissent facilement à leur aspect maladif et à la couleur jaunâtre de leur écorce ; dans le cours de leur végétation, il faudra arrêter en les pinçant ou même en les supprimant, les rameaux trop vigoureux, afin de maintenir l'égalité de la végétation ; quand on n'a pas l'intention de semer leur graine, il est inutile de les conserver, ne serait-ce que comme mesure de propreté. Dans les terres fortes ou humides où les rosiers francs de pied sont sujet à jaunir, il sera plus avantageux de ne les cultiver que greffés sur églantiers, arbuste beaucoup plus robustes. Toutefois, en raison de sa grande vigueur, on ne devrait lui confier que les greffes en espèces ou variétés très vigoureuses. Mais dans la culture il n'en est pas ainsi, les horticulteurs, obligés de se conformer aux goûts du public, greffent à peu près indistinctement presque toutes les roses sur l'églantier, néanmoins, ce grave inconvénient peut être atténué en greffant les variétés les plus délicates sur des sujets bas. En couchant ces sujets ou en enterrant ces greffes, on peut en deux ou trois ans les rendre francs de pied. Comme sujet propre à recevoir la greffe du rosier, il y aurait beaucoup à dire sur l'églantier ; élevé à haute pour obéir à l'usage, il ne convient réellement qu'aux rosiers qui, dépensant beaucoup de sève, ont plus d'analogie avec lui ; toutefois, pour la grande culture rien ne saurait le remplacer. C'est à ce défaut d'analogie et à la nature traçante de ses racines qu'il faut attribuer le peu de durée des rosiers greffés à haute tige. On doit supprimer avec soin, en les coupant près de la racine, toutes les traces qui sortent du pied, et maintenir par la taille et l'ébourgeonnement la tête du rosier dans une forme agréable. Les variétés de roses délicates qu'il sera toujours prudent de cultiver francs de pied, ou greffés bas, peuvent être préservées du froid en buttant, à l'approche de fortes gelées, leurs pieds avec de la terre ou du sable fin. La partie enterrée échappe aux rigueurs de l'hiver, les rameaux seuls périssent. Les rosiers se propagent par semis, marcottes ou couchages, par boutures et par la greffe, leurs traces ou leurs racines. Semis. On ne sème la graine des rosiers que pour en obtenir de nouvelles variétés, c'est à ces semis successifs commencés, il y a 50 ans, et confirmés avec persévérance par nos habiles horticulteurs, que nous devons cette grande quantité de variétés de roses dont la floraison successive fait pendant toute la belle saison l'ornement de nos jardins. La graine des rosiers doit être semée à l'automne en terre légère et substantielle ; on peut encore mettre la graine à stratifier dans du sable fin par lits alternatifs entretenus un peu humides pour ne les semer qu'en mars. Les vases qui contiennent les graines mises en stratification doivent être déposés dans un lieu à l'abri de la gelée, mais non chauffé. En raison de la quantité de graines conservées, on sème en terrines ou en pleine terre, en les espaçant, autant que possible, de 2 à 3 cm ; l'année suivante, en avril, on peut les planter à demeure de 8 à 10 cm, où ils peuvent rester jusqu'à leur floraison qui a généralement lieu, de 4 à 5 ans. Tenir les jeunes plants en bon état de culture et de propreté, supprimer les branches qui s'épuisent, les tailler court pendant les 3 ou 4 premières années ; ce sont, jusqu'à leur floraison, les seuls soins qu'ils exigent. Le choix des graines à semer a quelque importance, puisqu'on ne sème qu'en vue de se procurer de nouvelles variétés. On doit choisir les graines de fleurs qui se rapprochent le plus de la perfection, par leur forme, le nombre, la grandeur et la couleur de leurs pétales, ou celles dont on présumait obtenir quelques couleurs ou nuances à découvrir encore. Couchages ou marcottes. Tous les rosiers peuvent être multipliés francs de pied par ce procédé, de juillet en septembre, les jeunes rameaux de l'année ayant atteint environ les deux tiers de leur longueur naturelle, sont incisés à moitié bois au-dessous d'un il, on les abaisse à 2 ou 3 cm de profondeur dans une petite fosse ; c'est le même moyen que l'on pratique pour le marcottage des illets. On obtient le même résultat par la torsion des rameaux, mais l'un et l'autre cas, il est indispensable de donner à chaque rameau un léger tuteur, afin de le maintenir constamment dans une position verticale. Moins il y a de terre sur l'incision ou la torsion, plus de développement des racines est prompt, mais dans ce cas surtout, il est nécessaire que la terre soit maintenue dans une humidité modérée. Après 18 mois, à l'automne de l'année suivante, s'ils ont été convenablement soignés, ces jeunes plants peuvent être serrés et mis en place. Boutures. Les variétés de roses appartenant aux îles de Bourbon, noisette, Bengales et thés, reprennent généralement mieux que les autres ; mais comme elles ne sauraient passer l'hiver dehors, il est prudent de ne les faire qu'en vases ou dans des panneaux. Une partie des roses dites remontantes, hybrides ou perpétuelles, peuvent être multipliées par boutures faites en septembre, dans un lieu abrité du grand soleil, en terre meuble et amendée par quelques engrais consommés. Aujourd'hui, grâce au chauffage des serres par les thermosiphons, nos habiles praticiens obtiennent un résultat plus sûr et plus prompt, quoique en sujets d'abord plus faibles. L'églantier reprend facilement de boutures, plantées en octobre en plein air, dans une terre un peu forte maintenue humide, surtout pendant les chaleurs, il végète assez bien pour qu'une partie des plants puissent, dans l'été suivant, être greffés en il dormant. Greffes. A défaut de sujets non traçants et plus convenables, particulièrement pour les hautes tiges, c'est sur l'églantier, rosa canina, que presque toutes les variétés de roses sont greffées. Cette variété d'églantier, la plus commune en France, est préférée avec raison, la greffe y réussissant plus volontiers que sur les autres. Nous ne nous arrêtons pas à décrire l'opération manuelle de la greffe qui est connue de tout le monde. Il est toujours avantageux de planter les églantiers le plus tôt possible, ils ne sont pas difficiles sur le choix de la terre, pourvu que sa consistance leur permettre de retenir l'humidité. Autant que possible il faut choisir pour hautes tiges des sujets de 2 à 3 ans ; pour les moyennes et basses tiges, on peut admettre ceux de 1 à 2 ; malheureusement tous les églantiers vendus sur les marchés ou ailleurs sont mal levés, et il y en toujours une partie à supprimer. On donnera la préférence aux mieux enracinés, sans défaut, coude ou grosse coupe sur la tige, on rebutera surtout ceux dont l'écorce est d'un jaune pâle ou verdâtre. La greffe en écusson dormant, la plus usitée, est celle qui convient le mieux à l'églantier ; elle peut se pratiquer de juillet au 15 septembre, suivant les sols ou la maturité des rameaux à employer, afin de maintenir la sève à la naissance des rameaux qui doivent recevoir les greffes, lorsque les jeunes pousses des églantiers ont atteint 25 à 30 cm de longueur, elles doivent être pincées, et cette opération doit se répéter plusieurs fois suivant la vigueur des sujets. Au printemps, les églantiers développent presque tous les yeux de la partie supérieure de la tiges, la suppression de ces jeunes rameaux ne doit se faire que successivement, de manière à ne conserver que les plus forts et les mieux placés qui devront être greffés ; le nombre de ces rameaux se détermine par la vigueur des sujets et varie de 2 à 4 au plus. Quelque temps après la reprise des greffes, il est utile de serrer ou supprimer leur ligature, et souvent même de protéger contre les vents et les grandes pluies ces rameaux affaiblis par l'incision de l'écorce. L'année suivante, au printemps, les rameaux greffés doivent être taillés à un il au-dessus des greffes et les plaies fermées avec la composition à greffer. Cet il doit être entretenu dans un état de végétation modéré et ne doit être supprimé que l'année d'après. Il est indispensable de fixer à chaque sujet greffé une baguette pour attacher les jeunes greffes, qui doivent être pincées à la 4 ème ou 5 ème feuille, afin de procurer le développement des branches latérales qui doivent former la tête. La greffe en il poussant a pour but d'obtenir des fleurs sur des sujets plantés à l'automne ou pendant l'hiver. Cette greffe dont on a trop abusé depuis longtemps déjà, ne devrait être employée que dans quelques cas particuliers, et non pour des plants destinés à la vente. La suppression forcée des branches greffées entraîne nécessairement la destruction des nouvelles racines chevelues, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre en déplaçant ces sujets avec soin. Pour les jeunes greffes forcées du printemps sur sujet élevés en pots et qui on lieu à l'aide d'une chaleur factice, il ne faut en attendre qu'une durée très bornée et une faible végétation. Le seul avantage qu'elle présente, c'est de procurer de bonne heure, pour greffer les roses nouvelles, quelques rameaux pour servir à la greffe, en écusson dormant, et c'est à peu près aujourd'hui le seul but que se proposent les horticulteurs qui l'emploient. Quant à la greffe en fente sur sujets anciennement plantés, hors quelques cas particuliers où elle peut être avantageuse, leur reprise très incertaine et le peu d'adhérence des greffes avec le sujet en restreindront toujours l'emploi. Racines et traces. Beaucoup de rosiers peuvent être propagés par la division de leurs racines à l'automne de préférence, cette opération peut se pratiquer avec succès sur des vieux pieds dont la terre est épuisée. On pourrait encore couper ces pieds dont la terre est épuisée. On pourrait encore couper ces pieds à quelques centimètres au-dessous du sol et relever l'année suivante les jeunes plants qui en proviendraient. Les traces que quelques espèces ou variétés émettent de leurs pieds offrent encore un moyen de multiplication facile. Les Provins surtout, les Provence et la plupart des roses autrefois cultivées sont dans ce cas. Quelques variétés de perpétuelles et d'hybrides, sans doute moins altérées, tracent également. Ce moyen si simple et si facile de propagation ne devra jamais être négligé, car, sous bien des rapports, la culture des rosiers francs de pieds sera toujours préférable aux sujets greffés. Accès rubriques principales : Généralités sur le jardin |
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